La population malgache est principalement d’origine Afro-asiatique. Une étude récente laisse à penser que l’île était inhabitée jusqu’au Ier siècle probablement, siècle auquel des Indonésiens auraient débarqué sur l’île.
On compte plus de 20 tribus traditionnelles à Madagascar. La diversité ethnique n’y est pas pour autant de type racial, mais bien plutôt d’ordre politique ou économique. L’amalgame des peuples d’Orient, d’Afrique et d’Arabie se retrouve en chaque groupe, du Nord au Sud. Tous ces peuples ont en commun le même culte des ancêtres.
Les 18 ethnies de Madagascar sont :
1.Antaifasy 2.Antaimoro 3.Antaisaka 4.Antakarana 5.Antambahoaka 6.Antandroy 7.Antanosy 8.Bara 9.Betsileo 10.Betsimisaraka 11.Bezanozano 12.Mahafaly 13.Merina 14.Sakalava 15.Sihanaka 16.Tanala 17.Tsimihety 18.Vezo
RELIGIONS, CROYANCES ET RITUELS
« Les morts ne sont pas morts »
Culte des ancêtres : les ancêtres sont les médiateurs entre les hommes et le monde surnaturel. On les invoque dans toutes les occasions rituelles pour qu’ils protègent leurs descendants. Les sources, les arbres, les rochers sont des lieux de culte : on imagine qu’ils sont habités par des forces surnaturelles qu’on essaie de se concilier par des offrandes. Mais il y a aussi de nombreux êtres surnaturels, gnomes, nains, plus ou moins maléfiques, et des anges gardiens, qui veillent particulièrement sur les enfants.
Christianisme : les croyances traditionnelles cohabitent aujourd’hui avec les grandes religions européennes, le protestantisme et le catholicisme. L’influence de ces églises et de leurs missionnaires est très grande.
L’Islam : la présence de l’islam à Madagascar est principalement liée aux migrations sur la côte Est. Les populations antemoro, antambahoaka et antanosy se réfèrent toutes à un premier ancêtre, Raminia, venu de La Mecque. On sait aujourd’hui qu’il ne s’agissait pas d’Arabes, mais plutôt d’Indonésiens islamisés.
Le famadihana : quand le devin en donne le signal, le clan familial décide de commencer la cérémonie dite du retournement des morts. Exhumé deux ou trois ans après le décès, le défunt momifié est d’abord porté en procession avec un cortège de musiciens. Puis les ossements, après une toilette rituelle, sont enveloppés dans des lambas blancs. La fête marque le retour définitif des ancêtres parmi leurs descendants dont ils deviendront les protecteurs.
La place du zébu : le zébu est un animal omniprésent dans la société malgache. Il symbolise toujours la richesse et l’opulence. Mais il est plus que cela : il accompagne l’homme dans tous les moments importants de sa vie, et le sacrifice d’un « longues cornes » est essentiel à tous les rituels.
Traditions culinaires
Vos repas varieront suivant les régions (Hautes Terres ou régions côtières) et le lieu où vous les prendrez.
Le repas malgache : Il se compose avant tout d’une grosse assiette de riz (le vary). Le riz vous sera systématiquement servi avec les deux plats « nationaux » : le romazava, un bouillon parfumé à base de viande et de brèdes, feuilles vertes au goût très particulier, et le ravitoto, un ragoût de viande de porc mijoté avec des feuilles de manioc pilées. D’autres spécialités malgaches : l’anguille au porc (amalona sy hena kisoa), le porc aux pois du Cap (hena kisoa sy voanjubory), ou le kitoza (viande ou poisson séché et boucané).

Poissons et crustacés : vous pourrez aussi déguster des poissons et crustacés d’eau douce (tilapia, anguille, écrevisse...) et des poissons et fruits de mer, très abondants sur les côtes. Thon, daurade, capitaine, crevettes, camarons, calamars, crabes et langoustes...
Épices et piments : si la cuisine malgache est assez parfumée grâce à l’utilisation des épices, gingembre, poivre, girofle, muscade, elle est généralement peu relevée. On préfèrera servir à part le sakay (pâte de piment) ou les lasary, achards de mangue, citron ou carotte macérés dans du vinaigre ou de l’huile au curry pimenté.






